Chers lecteurs,
L'article ci dessous est la conclusion du chapitre signé Sylla de Saint Pierre, sur l'abeille "médecin". Cette conclusion est complètement en phase avec les valeurs et projets de notre association. Nous avons voulu vous partager ce chapitre, tiré du livre de Yolaine de la Bigne, "l'animal médecin".
Yolaine et Sylla nous ont donné leur accord pour publier le chapitre sur les abeilles.
Qu'elles en soient ici sincèrement remerciées.
Ainsi s'exprime Sylla de Saint Pierre, l'autrice du chapitre ; "Faites-vous plaisir, plantez des fleurs
La plus ancienne abeille que nous avons retrouvée, captive d'un bloc d'ambre, les pattes arrière chargées de pollen, vivait il a 100 millions d'années. Le plus ancien Homo sapiens jamais découvert n'a que 315 000 ans, nous sommes des nouveaux nés sur terre. C'est pourtant notre présence et nos modes de vie qui menacent aujourd'hui les abeilles - et tous les autres pollinisateurs-, du fait de l'accumulation de perturbations. Les plus graves sont l'usage immodéré des pesticides, l'effondrement de la diversité florale, la destruction des habitats naturels, le bouleversement climatique et l'importation d'espèces invasives.
Les bienfaits que nous devons aux abeilles sont immenses d'autres restent à découvrir, l'apithérapie moderne étant encore balbutiante. On peut ainsi citer la détection de certains cancers par les butineuses ou les soins prodigués par l'air de la ruche aux personnes asthmatiques**...
Les abeilles - et les autres insectes butineurs-enchantent et fertilisent nos paysages, apprenons à les regarder sous ce jour et à les protéger. Saviez-vous que les jardins de nos maison: représentent collectivement plus d'un million d'hectares, quatre fois plus que les réserves naturelles en France ? C'est peu dire que nous pouvons agir pour restaurer la diversité dont ont besoir les pollinisateurs. La recette est simple, un choix judicieux de plantes mellifères, le bannissement des produits chimiques et l'adoption du style artistiquement négligé des jardins anglais, qui sont des merveilles de diversité. L'idéal étant l'abandon d'une portion de terrain où s'épanouiront les plantes sauvages et où le bois mort se décomposera en toute quiétude, offrant son refuge à de nombreux hôtes minuscules. Même si vous ne disposez que d'un balcon ou d'un humble appui de fenêtre, fleurissez-le, pour le plaisir des abeilles et pour le vôtre !"
L'homme de Jebel Irhoud, découvert dans l'Est marocain en 2017. ** Voir les conférences de Patrice Percie du Sert à ce sujet.

Sant Brewan
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